mardi 3 novembre 2009

On sort le champagne!

J'ai un poste, une chaise à moi... et dans quelques mois, avec de la chance, des murs où accrocher mon diplôme! Le contexte pandémique et un congé de maladie retardent l'entrée en vigueur, mais les astres s'alignent!
C'est pourquoi vendredi dernier, je me suis payé une mini-bouteille... à vrai dire, c'était une mini-bouteille à deux, pour l'Homme qui m'accompagne et moi. On a fêté la première bonne nouvelle depuis longtemps!

lundi 26 octobre 2009

dehors octobre, maintenant!

Septembre est terminé, octobre tire à sa fin. Je suis cernée comme jamais dans le passé. L'instabilité règne toujours. Ce qui devait se terminer en septembre s'est prolongé en octobre.
Il me reste, incluant aujourd'hui, 5 jours de travail prévus à l'horaire. Et après? Après, je vais travailler, c'est certain. Mais où? Avec quelle clientèle? Assise sur quelle chaise? Ma chaise ou celle d'une autre? Annoncer à ma clientèle que je quitte ou que je reste? Accepter le poste qu'on devrait m'offrir dans les prochains jours, pour de bonnes ou de mauvaises raisons? Avoir une chaise à moi, ce que j'attends depuis 3 ans, une chaise avec mon nom dessus, mon message de répondeur qui ne souligne pas "en remplacement de...", mon bureau avec mon diplôme sur le mur, ma clientèle, mes dossiers, mon point de service... Mais pour tout cela, changer de place encore une fois. Changer de place maintenant, dans un moment de fatigue intense. Changer de place à l'aurore d'une pandémie. Changer de place une fois de plus?
J'en suis là. J'en suis lasse...

vendredi 18 septembre 2009

bonne nuit

Ce matin, alors que je quittais pour le travail, l'Homme qui m'accompagne m'embrasse me souhaitant: "Bonne nuit!" et moi, je n'ai pas bronché.
Non, non, il n'allait pas se recoucher, lui aussi se préparait à aller travailler.
C'est dire combien on a tous les deux besoin de repos!

jeudi 10 septembre 2009

dehors septembre

Je hais septembre. Parce que les feuilles changent de couleurs et annoncent la fin de la belle saison. Parce que les journées sont de moins en moins longues. Parce que les petits nouveaux engagés pour les vacances comprennent que tout était réellement trop beau pour être vrai et partent vers des cieux plus bleus. Parce qu'après les vacances, ceux qui ne se sont pas en forme vont voir leur médecin et reviennent avec une "prolongation de vacances". Parce que le boss ne prévoit jamais ce qui est aussi évident qu'un nez au milieu d'un visage, c'est-à-dire, que les vacances n'arrangeront pas tout et qu'après les vacances, les nouveaux ne seront plus là pour palier aux absences. Parce que je me retrouve toujours coincée entre ma volonté d'être professionnelle et mes besoins personnels. Parce qu'en septembre, recommence la valse des affichages de postes, des décisions à prendre, des déceptions à vivre. Parce que pour me défaire du carcan dans lequel je suis prise, il va falloir, si on me l'offre, que je prenne un poste sous un autre ciel, un ciel inconnu. Parce que le ciel qu'il y a au dessus de ma tête depuis 3 ans, il me plaît, mais qu'il est trop souvent accompagné des nuages noirs du non-respect. Et parce que j'ai l'impression que je vais accepter un poste pour les mauvaises raisons.
Je hais aussi septembre parce qu'il cause du souci aux gens que j'aime. Parce que la rentrée, c'est stressant. Parce que tout doit être fini pour octobre. Parce que la chimio se poursuit en septembre. Parce qu'il n'y a aucun moyen pour passer par dessus les responsabilités de septembre. Parce qu'il force à la prise de conscience et de décisions.
Je hais septembre, est-ce un crime?

mardi 1 septembre 2009

souffrance humaine des temps modernes

Je travaille à chaque jour avec la souffrance humaine. Lorsque tout fout le camp, que le moral n'y est plus, que la motivation est partie, j'entre en scène. Ces temps-ci, la souffrance humaine prend le visage de la souffrance conjugale. Des couples, des individus, des hommes et des femmes qui souffrent à cause de l'amour. Celui qui devrait être avec un grand A. Celui qui devait durer toujours. Celui qui devient destructeur. Celui qui crée une dépendance. L'amour cruel. Ces temps-ci l'amour dépeint derrière la porte de mon bureau est un amour qui ne mériterait aucun espoir et malheureusement, c'est un amour dans lequel les personnes en face de moi fondent tous leurs espoirs.
Ces temps-ci, à mon retour à la maison, je savoure réellement la chance que j'aie d'avoir rencontré l'Homme qui m'accompagne. La chance d'avoir un partenaire qui me soutient, qui croit en moi, qui croit en l'équité des sexes. La chance d'avoir une relation qui est épanouissante pour nous deux. La chance de mettre en place une communication de plus en plus efficace. La chance d'avoir encore de bonnes raisons de croire en l'Amour.
Ces temps-ci, à mon retour à la maison, je suis brûlée. J'ai envie d'oublier ma journée, de me blottir contre l'Homme qui m'accompagne et de savourer la chance que nous avons de s'être trouvé.

lundi 24 août 2009

goûts de femme enceinte!

Rassurez-vous, il ne s'agit pas de mes goûts, mais bien ceux de Princesse Mamy en chimio! Lorsqu'elle prend sa médication, elle s'intéresse beaucoup à la nourriture. Elle fait le long inventaire de tout ce qu'il manque dans la cuisine de ses parents (il y a évidement moins d'articles dans cette cuisine qu'à l'épicerie du coin). Cependant, la liste de ce qu'elle a envie de manger est très courte et assez bizarre:
  1. du riz blanc;
  2. des patates pilées avec du persil et du lait;
  3. de la soupe rouge et fraîche (pas moyen d'en faire d'avance);
  4. et des sandwichs aux tomates, sel, poivre, margarine et fromage (et comme il n'y a plus de tomates, bien, c'est des sandwichs au fromage, sel, poivre et margarine et les tomates sont transférées dans l'inventaire des articles manquants).

Miammm, hen?

mercredi 5 août 2009

vacances, inquiétudes et mots/maux d'enfant

Le retour de vacances se passe bien! J'ai fait un voyage pluvieux et charmant dans Charlevoix... Que le fleuve est beau entre les nuages, la brume et le pied de vent... De nuit, au camping, on voyait les lumières de Kamouraska scintiller (Ben oui, Coloc, j'ai eu une pensée pour toi en regardant ton Kamouraska adoré...) La tente neuve n'a pas laissé l'eau s'infiltrer et les articulations de l'Homme qui m'accompagne ont apprécié l'air asséché par une petite flamme. Dans les eaux de La Malbaie, nous avons vu un phoque et à Tadoussac, des Rorquals. La ville de Baie St-Paul m'a émue par sa beauté, du haut de la halte, on se serait cru dans un film (t'as d'la neige sur ton épaule, t'as un trou dans ta mitaine). Vraiment, de belles vacances! Merci à l'Homme qui m'accompagne pour sa facilité d'improvisation de vacances épatantes!

***

Et maintenant, bien, c'est à titre de "mère inquiète" que j'écrierai les prochaines lignes. Ce matin, j'ai amené Carla chez le vétérinaire pour son dégriffage et pour sa stérilisation. Ça arrache le coeur de laisser une aussi petite bête dans les mains d'un inconnu qui va assurément lui ouvrir le ventre et lui arracher les griffes (après tout, c'est pour ça que je le paie). Petite boule de poils de mon coeur, ma belle Carla, tu me manques! La maison est silencieuse, je ne me souvenais pas que le grand boulevard sur lequel se trouve mon chez-moi était si silencieux. J'ai pratiquement envie de jouer avec tes jouets pour faire un peu de bruit. Ce soir, l'Homme qui m'accompagne a vaporisé de l'eau vers le coir de divan que tu affectionnais particulièrement pour entretenir tes griffes... Il m'a avoué par la suite qu'il n'avait pas pensé que nous n'aurions plus à te chicaner parce que tu fais tes griffes. Je dois aller te chercher vendredi prochain. Ça semble si long! Ça y est, je suis gaga... Conclusion: Je vais être une mère poule de la pire espèce quand je ferai des coussins à la Princesse Mamy!

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Princesse Mamy prend un médicament qui influence beaucoup ses humeurs. Cette semaine, elle est effrayée.

Après la visite de son grand-père, elle a dit à sa mère:
"Maman, j'aime pas ça avoir de la visite comme ça, il était épeurant grand-père, tu ne trouves pas?"

À son petit frère, le Chevalier Geoffroy qui a tout juste un peu plus qu'un an, elle a crié:
"Arrête de me regarder avec tes yeux épeurants!"

Et aussi, pendant le visionnement de son film préféré, La Belle au bois dormant, elle a dit à sa mère: "Maman, pourquoi le Père-Noël il m'a apporté un film si épeurant, tu penses qu'on pourrait le réemballer pour qu'il le donne à un autre enfant?"